Comment choisir l’objet de son emailing ?

Comment choisir l’objet de son emailing ?

Vous le savez, l’email marketing est un puissant vecteur de communication, un moyen de générer des ventes et de garder le contact avec vos clients. Mais que se passe-t-il si vos destinataires n’ouvrent pas votre email ? Imaginez que vous avez passé un temps fou à préparer une belle campagne d’emailing que votre responsable a finalement validée, et que le nombre d’ouvertures soit faible… Eh bien là, c’est le drame !

Sachez-le, l’objet d’email favorise à hauteur de 80% l’ouverture d’un email (étude EMA – 2017). Vous l’aurez compris, il faut impérativement soigner ce texte – si court soit-il – si vous souhaitez augmenter votre taux d’ouverture.

Les 3 principaux objectifs d’un objet d’email est de capter l’attention, de persuader de la qualité de votre contenu, et enfin, d’inciter vos destinataires à passer à l’action.

En inbound marketing, ce qui nous préoccupe, c’est que le prospect vienne à nous. L’objet d’email doit être suffisamment accrocheur, attractif et captivant pour donner envie de cliquer dessus. Et pour cela, il y a des critères indispensables à prendre en compte.

Alors comment choisir son objet d’emailing ? Quels sont les critères à retenir pour créer un bon objet ? Voici nos 10 conseils pour rédiger un objet d’emailing efficace, percutant et ainsi augmenter vos taux d’ouverture.

#1 Un objet d’email court et incisif

La longueur de votre objet est le premier point que nous allons aborder ici. Pourquoi est-ce si important ?

Même s’il n’existe pas de lien évident entre la longueur de votre ligne d’objet et le nombre d’ouvertures de votre emailing, sachez que plus votre message sera court, plus il sera lisible. En effet, si votre texte est trop long, il risque d’être tronqué par la messagerie de vos destinataires ; et vous ne parviendrez pas à faire passer votre message. Dommage !

Ensuite, il paraît évident qu’un objet d’email trop long rend le message moins dynamique et moins percutant ; alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour donner envie de cliquer sur votre email.

Dans tous les cas, sachez que chaque Webmail limite la longueur de l’objet (Gmail : 77 caractères, Orange : 30 caractères, Outlook : 60 caractères…). Le plus simple est donc de viser un maximum de 50 caractères ; et n’oubliez pas de placer vos informations importantes en tout début d’objet.

#2 Un objet d’email copywrité

Comme pour rédiger une annonce Adwords, n’hésitez pas à employer des verbes incitant à l’action : découvrez, téléchargez, inscrivez-vous ou des formules du type : « Je découvre sans plus tarder la nouvelle collection », ou « Pourquoi j’ai besoin d’une nouvelle montre », qui implique directement le prospect et lui donnera inévitablement envie d’en savoir plus.

#3 Un objet d’email incentive

Si vous envoyez une newsletter, au lieu d’intituler votre objet d’email « Newsletter n°10 », optez pour plus d’originalité et préférez : « Nos nouveautés produits | Nom de votre marque ».

S’il s’agit d’un email promotionnel, intégrez dans votre objet des mots clés comme « Nouveau », « Livraison offerte », « Dernier jour », « Dernière démarque », « Dernière chance », « Invitation personnelle ». Cela apporte du dynamisme.

Évitez d’utiliser des spam words. Les mots tels que « Gratuit », « Achetez », « Coupon », « Promotion », « Urgent » risquent de vous envoyer directement dans les courriers indésirables de vos destinataires… Vous nous suivez ? Faites également attention à l’utilisation abusive des majuscules et des signes de ponctuation.

On oublie aussi les répétitions (le duplicate content c’est mal !).

#4 Un objet d’email personnalisé

Qui n’aime pas voir son prénom ou nom dans son courrier (en-dehors des factures bien sûr). Un email avec un objet personnalisé a entre 16 à 25% de chance en plus d’être ouvert… En clair, il faut s’adresser à vos abonnés, avec leur prénom ou nom (exemple : « Julie, aujourd’hui c’est livraison offerte ! ») ou encore mieux, intégrer un objet en lien avec leur historique, leurs préférences, centres d’intérêt (exemple : « Un nouveau produit vient de sortir ! Il est fait pour vous. »).

En vous adressant personnellement à vos abonnés, vous humanisez davantage votre emailing, ce qui vous permet de faire la différence et de sortir du lot. Avec ActiveTrail, vous pouvez utiliser la personnalisation pour produire du contenu dynamique personnalisé.

#5 Un objet d’email chiffré

Vous connaissez sûrement le site Topito. Son contenu n’est fait que de listes et de classements, bref des chiffres partout. Quelques exemples : « le top 100 des logos ratés » (ça vaut vraiment le coup d’oeil croyez-nous…) ou « le top 60 des chats adeptes de photobombing ». C’est avéré, les listes chiffrées fonctionnent du tonnerre sur le web. C’est le même principe que les articles de blog qui listent par exemple 5 astuces pour mieux référencer son site web.

Du coup, on n’hésite pas à tester cela pour son objet d’emailing !

#6 Un objet d’email avec des émoticônes 😀

Si votre activité vous permet d’adopter un ton parfois plus léger, alors vous pouvez utiliser quelques émoticônes dans votre objet. En fait, utiliser des émoticônes ou emojis permet d’augmenter l’engagement.

Votre objet sera plus différenciant, attractif et expressif, ce qui déclenchera logiquement plus d’ouvertures.

Les émoticônes présentent d’autres avantages. Si votre objet initial est trop long, utiliser des emojis peut vous permettre de réduire la longueur de votre objet ; vous pouvez aussi faire passer des émotions plus facilement que par les mots.

Les émoticônes dans l'objet d'email

Aussi, ils peuvent vous éviter d’utiliser des spam words comme dans l’exemple ci-dessous : Avec l’émoticône « cadeau », vous évitez de dire le mot « cadeau » qui peut constituer un mot interdit !

Les émoticônes pour éviter des spam words dans l'objet d'email

Veillez toutefois à les utiliser avec parcimonie. Trois émoticônes par email, cela semble suffisant. Utilisez-les dans un contexte approprié. Vous l’aurez compris, s’il s’agit de présenter votre dernier rapport d’activité, on oublie les smileys.

Pensez aussi au fait qu’ils puissent ne pas apparaître de la même manière sur toutes les services de messagerie.

#7 Un objet d’email qui suscite l’émotion

Il vous faut essayer de trouver un objet d’email qui suscite l’émotion chez vos destinataires pour vous rapprocher de vos cibles. Parlez-leur avec votre cœur, et ils seront plus enclins à ouvrir votre emailing. Facile à dire, moins facile à faire !

Vous pouvez utiliser une panoplie d’émotions et de sentiments. Vous pouvez jouer sur la peur, la joie, la tristesse pour éveiller la curiosité de vos lecteurs, et les inciter à cliquer sur votre mail, ou encore créer un sentiment d’urgence (à utiliser avec précaution et parcimonie) et jouer sur le mystère, etc. Ce type d’objet fonctionne souvent très bien. Le tout est de trouver ce qui va interpeller votre destinataire (exemple : « Réalisez enfin votre rêve »). Faites attention cependant à ne pas abuser du sentiment d’urgence, en utilisant des spam words comme « quantités limitées », « offre limitée », « temps limité ».

#8 Un objet d’email tendance

Et si, pour choisir un objet d’emailing efficace et original, vous choisissiez de surfer sur l’actualité ? Rebondir sur des sujets « tendance », voilà une stratégie qui pourrait payer. À utiliser avec tact, bien sûr, pour éviter le bad buzz.

Exemple : « Il fait trop chaud pour travailler ? ». Identifiez donc sur Feedly ou un autre outil de veille, les « hot topics » qui font le buzz sur la toile. Vous pourrez reprendre l’un d’entre eux pour le citer dans votre ligne d’objet. Inutile de vous dire qu’il faut qu’il y ait un lien avec le contenu de votre email.

Pertinence et cohérence sont de rigueur pour ne pas faire un flop. Utilisez donc ce type d’objet avec beaucoup de vigilance. Si vous ne vous sentez pas à l’aise, privilégiez un autre type d’objet d’email.

#9 Un objet d’email problématique

Un objet qui évoque la problématique de vos prospects peut être très efficace. Du type « Du mal à trouver de nouveaux clients ? ». Ce genre d’email peut attiser la curiosité, titiller votre destinataire et l’inciter à ouvrir votre email.

Poser une question, en général, est un moyen très efficace de capter l’attention. Votre destinataire va se sentir automatiquement impliqué, ce qui lui donnera envie, par curiosité, d’en savoir plus sur le contenu de votre email.

Les questions commençant par « comment » sont les plus redoutables. Vous mettez en avant bien plus qu’un produit, mais un bénéfice rattaché à celui-ci.

Exemple : « Comment avoir l’air classe et décontracté à un afterwork ». Ici, vous donnez envie de cliquer. On se demande ce que contient l’emailing, de quoi il parle. Peut-être s’agit-il de mettre en avant des vêtements qui donnent un look casual, ou bien de donner des conseils pour bien se tenir en société…

#10 Un objet d’email testé

Pour finir, on n’est pas forcément bon du premier coup et c’est normal. C’est pourquoi on teste au moins deux objets d’email avec l’A/B Testing pour identifier le plus performant.

Faites preuve de créativité, d’originalité, et n’hésitez pas à jouer sur la corde sensible de votre lecteur. N’oubliez pas qu’un humain se cache derrière, et si vous souhaitez le persuader de cliquer, il va falloir plus que de simples slogans publicitaires. Vous devez faire appel à ses émotions et à ses sentiments et vous différencier au maximum de vos concurrents. Ainsi, vous pourrez espérer être repéré au milieu des innombrables messages qu’il reçoit.

Enfin, soyez concis et évitez de rendre votre objet « trop promotionnel ». Tout doit être fait avec subtilité pour que votre abonné n’ait pas l’impression que vous voulez lui vendre à tout prix vos produits. S’il clique, c’est parce que vous aurez su capter son attention, l’intriguer, et que vous aurez parlé d’humain à humain. L’authenticité, la proximité, voilà ce qu’il faut viser.

 

Vous l’avez compris, l’objet d’email est décisif dans l’ouverture de votre campagne. Alors, choisissez bien vos mots. Et gardez en tête que le secret d’un bon objet, c’est de rester focalisé sur vos cibles, de miser sur l’originalité, voire parfois l’émotion pour vous rapprocher au maximum de celles-ci, et de ne pas utiliser de spam words.

 

Lecture recommandée : 

Comment faire une campagne emailing efficace

Comment ne pas devenir un spammeur – 10 choses à savoir pour ne pas finir en Spam

Eh oui, nous proposons maintenant 3 sortes d’A/B Testing différents !